Envie et préférence, deux dimensions distinctes ?

Envie et préférence, deux dimensions bien distinctes ?

image1Des travaux de recherche menés par Eva POOL du CISA (Genève, Suisse, 2014) portant sur les composantes motivationnelles de l’émotion engendrées par la perception d’odeurs de chocolat, apportent des éléments intéressants sur la dissociation qui existe entre « l’envie » et « la préférence »*. Avec un point de vue « market research », ces travaux éclairent sur la trop faible pertinence des tests de préférence, en tout cas, tels qu’ils sont pratiqués classiquement. Les conclusions de ce type de test ayant amené à de retentissants « loupés ». On se souviendra des 200 000 tests de préférences sur lesquels Coca s’est appuyé pour lancer sa recette du « new coke », produit retiré de la vente après moins de 6 mois d’existence.

Sur d’autres travaux, les équipes de recherche ont également pu démontrer à quel point des critères de discrimination et de préférence pouvaient être influencés par des facteurs externes au produit : allégations, couleurs, effets de contexte…

* Pool, E., Brosch, T., Delplanque, S., & Sander, D. (2014). Where is the chocolate? Cognition, 130(3), 348-359.

12 mai 2015.